Marathon de Chicago : le rêve américain

Helloooooo, je suis de retour de ChicagOooOOOoowww ! Pouah lalalala comme c’était le feu ce voyage ! Avant de vous faire le débrief complet du marathon de Chicago, je vous remets dans le contexte.

Note : Je vous invite à cliquer sur les mots en sur brillance pour avoir plus de précisions sur ce que je vais vous raconter ci-dessous.

Mon but est de faire les 6 majors marathons : Berlin, Boston, Londres, Tokyo, Chicago et New-York.

J’ai déjà couru Berlin en 2018, j’aurai dû faire New-York en 2019 mais une blessure m’a stoppé dans mon élan. Ensuite pandémie et puis l’année dernière Londres. Pour le marathon de Londres, comme vous pourrez le lire, j’étais pas en forme niveau santé et c’est très très péniblement que je suis arrivée au bout des 42km.

Et si vous avez la flemme de tout lire, vous pouvez regarder la vidéo récap que j’avais tourné avant le marathon de Londres.

Le marathon de Chicago était donc un nouveau départ et j’avais vraiment à coeur de bien faire…

Marathon de Chicago de J-4 à J-1

Si vous me suivez sur insta, vous savez que pour cette grande aventure, je suis partie seule (si vous ne me suivez pas, il est encore temps de vous rattraper haha : @charlotterecoq) because mon chéri avait également une compet piiiiile ce weekend là en Croatie.

Pour ce périple j’ai fait :

  • Pau – Toulouse en train
  • Toulouse – Munich en avion
  • Munich – Chicago (toujours en avion)

Si, comme moi vous avez des allergies alimentaires, sachez qu’il est possible de cocher la case « glutenfree » lors de votre réservation du billet d’avion. Le point positif de l’histoire c’est que les repas spéciaux sont servis avant tout le monde.

C’est donc après plus de 11h30 de trajet que je suis arrivée à Chicago.

Pour ce séjour, je loge chez une famille américaine et le truc génial c’est que le « papa » court également le marathon. C’est donc tous ensemble que nous allons vivre cette chouette aventure.

Dès mon arrivée, la maman Alejandra, me met à l’aise et m’accueille comme si j’étais un membre de la famille. Après une douchette rapide, nous allons nous promener et faire quelques courses pour le diner du soir. Vers 19h, le papa, Florin, rentre du travail et nous dinons tous les 3. Lorsque je me couche, je me dis que j’ai une chance inouïe d’être tombée dans une famille aussi exceptionnelle.

Les jours suivants sont rythmés par des ballades, un pique-nique et la découverte de la ville. J’ai même droit à une surprise : un « boat tour » pour découvrir la ville et son architecture par le biais du fleuve : incroyablement beau !

Nous allons également retirer les dossards ensemble. Le parc des expo est IMMENSE bien plus grand que tous ceux que j’ai pu visiter avant. Plein de goodies a récupérer, des échantillons de nourriture, des stands « running » plus grands les uns que les autres… Il m’aura fallu beaucoup de mental pour ne pas faire flamber la CB sur le stand nike… (hein Nelly ?)

ville chicago boat tour
chicago city
alej
dossard chicago

JOUR J

Levée 4h et départ de la maison à 5h30. Nous arrivons sur place vers 6h30 (le temps du trajet et de se garer).

Je laisse Florin, Alejandra et baby Alec pour rejoindre mon sas de départ : Wave 1 – Bloc E. Le jour se lève petit à petit, il ne fait pas trop froid mais il y a un vent glacial. Par dessus ma tenue, je porte le fameux pull moche et un k-way que je retirerai au dernier moment. Tous les vêtements jetés seront récupérés et distribués à des associations.

Si jusqu’à maintenant je ne réalisais toujours pas ce qu’il allait se passer, tout d’un coup, je prends la mesure de l’évènement. Charlotte… Le marathon de Chicago c’est MAINTENANT !

Le SAS ouvre et petit à petit les 1eres lettres prennent le départ, A, B, C, D puis E ! BAM top à la vachette ! 

Aujourd’hui l’objectif est d’aller décrocher un temps qualif pour le marathon de Boston 2024, soit 3h35 pour une nana de mon âge. Mais 3h35, je sais que je peux le faire. Je veux bien plus que ça, je me suis entrainée dur et aujourd’hui si je ne fais pas au moins 3h27 je serais « déçue » de moi, même si un marathon est toujours imprévisible…

Les premiers kilomètres sont chaotiques niveau rythme. Un coup ma montre me dit que je cours en 6’20 au km un coup en 3’15…

Je signe le 1er km en 3’52 (beaucoup trop rapide), le 2eme en 4’40 et le 3eme en 5’15 (trop lent) c’est le bordel… Si au début je ne comprends pas ce qu’il se passe, je réalise très vite que le gps de ma montre a du mal à capter à cause des immenses building du « centre ville ». Je provoque une assemblée en moi-même et me dis : « ok, tu sais courir sans la montre, tu connais les rythmes à force de les avoir travaillé. Le pacer 3h30 est derrière toi, donc techniquement, tant que tu ne te fais pas doubler par le meneur d’allures, c’est ok »

Je reprends mes esprits, ma concentration et c’est parti ! Les km défilent rapidement, déjà le 5 puis le 10… L’ambiance est ouf : les spectateurs, la musique, les pancartes…

Ma montre elle aussi a repris du service et m’indique que je cours avec un super bon rythme.

km 15 : tout va bien ! Je rencontre cependant un gros « bouchon » et je me demande ce qu’il se passe ici ! Pourquoi autant de gens sont agglutinés alors que la route ne semble pas s’être rétrécie… Je traverse non sans mal la foule, et repère en plein milieu un pacer 3h30

WHAT ?! 3h30 ? Mais attend, il était pas censé être derrière moi, lui ? Alors que je continue de doubler des gens, je me dévisse la tête pour voir le dossard du meneur d’allure et je repère la lettre D.

Je comprends alors que je viens de rattraper le sas D ! Okayyyyyy meuf tu es en feuuuuu ! Cela me donne un coup de boost pour la suite.

Durant la course, la stratégie est simple : tous les 5km je bois un coup et à partir du km10 toutes les 22minutes, je prends la moitié de mon gel. Cette année sur les conseils du magasin foulées de chez moi, j’ai opté pour la gamme Maurten. J’aime la texture « gelée » pas trop sucrée. D’ailleurs, le fait d’avoir cette texture qui ne coule pas m’a permise d’ouvrir les gels AVANT le départ pour ne pas avoir a batailler pendant la course. Je suis bien heureuse d’avoir opté pour cette option car ce matin, le temps est hyper frais et mes doigts sont congelés.

semi marathon de chicago
marathon usa

Km 21: ça roule toujours ! J’ai envie d’accélérer mais je sais que c’est bien trop tôt. Je prends mon mal en patience, profite de la course et papote même avec une nana qui me demande comment je me sens au moment où je la double.

Les pancartes sur les côtés me font toujours aussi rire : « RUN BITCHES » « Run like Trump is asking you to be his lawyer » « Where are you guys going ? » « WTF : Where’s The Finish ? » plein d’autres encore…

Km 26 : Je me sens bien et mentalement ça me fait un bien fou. Pour rappel, à Londres c’est à partir de ce moment que j’avais vécu l’enfer. Autant vous dire que 16km quand on souffre… C’est archi long ! 

Mais pas cette fois, le km 26 est là et ça va plutôt bien. Si j’ai toujours du jus, mon but sera d’accélérer à partir du km30.

30ème km : le jus n’est plus là haha ! Enfin du moins si j’accélère maintenant, je ne pourrais pas finir. Je décide de maintenir ce rythme de « croisière » aussi longtemps que possible.

Km 35 : Je suis censée reprendre un gel mais mon corps n’en veut pas. Je n’ai plus envie de sucré. Je ne sais pas si j’ai soif ou pas, je perds le rythme, ça devient dur… 

Km 36 : Je sais que là ça se joue au mental et qu’il faut que je me ressaisisse et vite ! Parce qu’un marathon ce n’est pas 40 et bien 42km ! Il reste donc 6 bornes et ça peut être très pénible si je ne tiens pas le coup.

Je repère une nana avec des saucony blanches aux pieds, elle semble avoir le rythme que je souhaite maintenir. A partir de cet instant, je pose mon cerveau et je me « focus » sur ses chaussures. Il n’existe plus rien d’autre autour. Je me répète tu suis les chaussures, tu suis les chaussures, tu suis les chaussures… 

Sans le savoir, cette jeune fille m’emmène avec elle jusqu’au km39 où elle décide d’accélérer. Mais moi je ne peux plus. Je me répète de rester au contact mais c’est trop dur…

marathoniens
36km
running
finish line marathon chicago
finish line marathon de chicago
finisher chicago

Allez Charlotte 3km c’est que dal. Ma montre sonne, je décide de ne pas la regarder car je sais très bien qu’elle m’indique que je ne cours pas assez vite. Ça et là, des personnes commencent à marcher, à cramper… Je ne veux pas voir, je ne suis pas eux, je ne veux pas être une éponge… Une nana que je double pousse des cris de douleur trop étranges… Si bien que je lui propose un gel car je sais que je ne vais pas le prendre.

Km40 : une nana hurle « IT’S ALL ABOUT THE HEART »  allez bordel, Charlotte, elle a raison !

km41 : cette fois je regarde ma montre qui indique 3h18. Je compte sur mes doigts.. 18…19…20…21.22…..23 ! 23 ?! Charlotte c’est encore possible ! Car oui, 3h23 est l’objectif secret que je m’étais fixée.

A partir du km41, il y a des petits panneaux : 800m to go, 700m to go… le 400m to go se situe vers un pont qui me fusille le peu de jambe qui me reste. En bas du pont, il faut tourner à gauche.

300m TO GO, la ligne d’arrivée est en vue, je ne regarde plus que ça, j’ai l’impression d’être en apnée, j’ai des fourmis dans les mains, je vais le faire, je vais le faire, JE VAIS LE FAIRE !

Je passe la ligne, éteint ma montre… Elle indique 3h23 et 16 secondes… PUTAIN !!! (j’ai littéralement dit ça) 

J’ai réussi, j’ai réussi, BORDEL J’AI REUSSI !!! Je viens de mettre 16 minutes dans les dents à mon précédent record !!!

Passé ce moment d’euphorie, d’un seul coup, toute la pression retombe, j’ai mal à absolument toutes les parties de mon corps et j’ai envie de vomir. Mais pas le temps de me poser, je récupère la médaille, une poche avec des pommes, des barres, des gels… Et croise quelques photographes.

ENFIN, je me pose par terre pour m’assoir. Je papote avec d’autres coureurs qui sont dans le même état que moi. Je prends quelques minutes pour reprendre mes esprits et retrouve Florin qui fini son 5eme marathon de Chicago en 3h28 !

La fin est à l’image du début de la course : chaotique ! Nous mettons 1h45 à retrouver Alejandra et leur fils.

finisher du marathon de chicago
marathon chicago

De retour à la maison, nous nous dépêchons car ce soir c’est AFTER RACE PARTY à la maison ! Alej et Florin ont invité des amis pour un BBQ pour fêter les marathoniens du jour ! Pillons de poulet, rumsteak, épis de maïs, pomme de terre, salade, gâteaux… et pour l’occasion, je leur avais fait des cookies et du banana bread.

Après le diner, je file rapidement me coucher encore sur mon petit nuage après cette journée incroyable qui vient de se dérouler.

Retour en France et astuces voyage

Le lendemain, c’est hélas déjà l’heure pour moi de faire mes valises et de rentrer à la maison. Un petit bisou à Mickaël Jordan, un dernier selfie avec ma famille américaine et zou direction l’aéroport pour rentrer à Pau.

Je retrouve Nelly et sa famille et nous passons quelques heures ensemble en attendant nos vols respectifs. Nelly est aussi de Pau, mais malheureusement nous avons fait connaissance 1 semaine avant le départ. Si nous avions su… mais ce n’est que partie remise pour les prochains marathons 🙂

Il y a des fois, où tout semble de travers, les blessures, la santé, certains évènements… Mais quand on se relève les manches, qu’on travaille fort, que l’on s’entoure des bonnes personnes, alors il est possible de revenir et de revenir encore plus fort !

Hier on m’a dit qu’il serait impossible de revenir au niveau après ma blessure, aujourd’hui j’ai foutu 16 minutes à mon ancien RP !

NOTHING IS IMPOSSIBLE comme dirait l’autre ! Alors 10000 MERCI Chicago pour cette expérience incroyable et inoubliable !

kway adidas
sweat robe adidas

Quelques astuces :

  • Si vous voyagez pour une course, pensez à prendre avec vous des bas de contentions pour ne pas souffrir à la sortie de l’avion. Sous une robe ou un jogg large ils passeront inaperçus.
  • Dans l’avion optez pour une tenue large ou strech pour ne pas vous couper la circulation du sang. Hyper important si vous ne voulez pas ressortir avec des poteaux à la place des jambes !
  • Chicago est surnommée the « windy city » et elle porte bien son nom ! Un coupe vent sera indispensable pour votre séjour là- bas. Je vous avais parlé de mon coup de coeur adidas au rayon homme, sachez que mon chéri à aussi craqué sur le même !
  • Aux US, il faut toujours avoir sur soit a minima son passeport, son tel et un peu d’argent. C’est pour ça que j’ai opté pour la « banane » J’avais peur que ça fasse trop « wesh wesh » mais en fait pas du tout et c’est juste UUUUUltra pratique ! Je suis trop contente d’avoir opté pour ça plutôt que d’avoir pris mon sac à main.

Special thank to Alejandra, Florin and Alec ! Once again thank you so much for all the things you did to me. I could not have dreamt better than a family like yours ! Everything was so perfect ! I am very grateful to you ! Thanks a million !

La vidéo du séjour sera bientôt dispo.... en attendant vous pouvez regarder le live insta en replay

Cet article a 1 commentaire

  1. Très belle histoire, drôle, émouvante, burlesque mais tellement puissante !!
    C’est une magnifique leatieçon de courage que tu donnes
    Encore brabo pour tes victoires et bravo pour la jeune femme que tu es !
    Gros bisous ❤️❤️❤️

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