Semi Behobie – San Sebastien

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Semi Behobie - San Sebastien

Il y a un an, je disais à mon père « ah non mais moi c’est sûr jamais je pourrais courir un semi-marathon » et un an plus tard, m’y voilà, inscrite pour celui de Béhobie – San Sébastien

Jour J.

Petit dej, récupération des copains et c’est parti.

Arrivés sur place, il y a du monde partout ! Mais quand je dis partout c’est partout !

J’ai froid, il pleut, mais je trouve un super poncho vert qui fera bien l’affaire jusqu’au départ.

La team Marlotte est de retour! Notre départ prévu dans la vague de « 11h15 ».

Semi Behobie - San Sebastien

En attendant l’heure, on discute, on essaye de se motiver, on réalise pas vraiment qu’on va courir pendant un bon bout de temps. Avant de partir, on se fixe l’objectif d’être sous la barre des 2h, en se disant que faire 1h50 ça serait pas mal, mais pas de pression, de toute façon on est pas du tout habituées à courir ce genre de distance.

L’heure approche et l’ambiance monte, le speakeur est au také, il baragouine des choses moitié en basque moitié en espagnol. 10…9…8…7 ….. 3… 2…1  GOOOOOOO !!!

C’est parti mon kiki, à toute petite allure au début, car nous sommes très nombreux.

Malgré ce petit rythme, les 2 premiers kms sont très difficiles :  je lutte, j’ai chaud et essaye tant bien que mal d’enlever mes épaisseurs. J’ai été débile, j’aurai dû m’échauffer.

Une fois le corps à bonne température, on déroule et déjà le 5ème km arrive.

1ère montée, mon GROOOS point faible. Je perds Margot, j’essaye d’avancer comme je peux et de respirer tant bien que mal. « Venga Venga Charlotte !

« Ouais Venga Venga c’est facile à dire c’est pas toi qui court ! » Ça monte, ça monte, ça continue de monter… Mais elle fini quand en fait cette côte?

7ème km : objectif retrouver Margot.

Je profite d’une descente pour accélérer. Je garde devant, pas de Margot, je regarde plus loin, toujours rien.  J’accélère encore, je double plein de monde, mais je ne vois toujours pas ma copine. J’allonge encore, et au bout d’un moment, au loin, j’aperçois son tshirt.

Allez rattrape là ! Je cours comme si Margot était la ligne d’arrivée, je suis à fond, et quand j’arrive enfin à son niveau j’ai l’impression d’avoir gagné la course! « AAAAAAaaaah je suis trop contente de te voir me dit elle ! C’était long sans toi! »

Ensemble, on repart à un bon rythme, on est bien, pas de bobos particulier mis à part une ampoule qui est sûrement en train de se former sous mon pied droit.

12ème km on entre dans une ville, et nous sommes acclamés comme des rocks stars ! Les gens crient, Animooo, Vengaaa, Vamooos ! Qué guapaaaa ! J’ai l’impression d’être le pape en pèlerinage c’est incroyable!

Mais au fait Animo? ça veut dire quoi?

13ème km, ça devient dur dur, mais nous croisons Marta qui aura eu le mérite de me distraire quelques instants… Marta c’est une femme qui court… comme nous tous… oui mais en culotte… et pourtant elle a pas le plus beau fessier de la terre (loin de là) mais bon… Elle à l’air à l’aise… Après tout pourquoi pas?

14ème km ça remonte, dans un bouchon je perds Margot. Je commence à avoir mal un peu partout.

15ème -16ème-17ème ça monte encore, j’ai l’impression de courir en slow motion ! Ma tête me dit avance mais mon corps est à la ramasse !

Semi Behobie - San Sebastien

Les « Qué guapa » et Venga Venga ont laissé place à des « aie aie aie Charlotte! Animo! Animo ! » Et mon langage intérieur devient de plus en plus fleuri « P**** de sport de M****  pourquoi je m’inflige ça? P**** d’ampoule, j’ai maaaaaaal ! Mais quel est le c**** qui à tracé le parcours?  Et puis le prochain qui me dit Animo , il en prend une ! »

18ème, à ce stade, c’est le mental qui fait que j’avance encore. La petite descente est horrible, chaque impact dans le sol fait mal, les jambes sont raides, à droite un mec vient de se claquer, à gauche un couple s’engueule « plus tu ralentis et plus ça sera long » devant certains craquent et se mettent à marcher.

19 : ULTIMO KILOMETRRRRRRRROOOOOOOOOOO

Je regarde ma montre, je pensais avoir largement dépassé les 1h50 mais non, je suis encore dans les temps.

A côté de moi, un homme motive son partenaire « Allez Marc, si tu dois tout donner c’est maintenant »

Je prends ces paroles comme si elles m’étaient adressées, j’accélère, slalome entre les gens, sous fond d’ambiance déchainée.

500m… Plus que 500m, je vois l’arche et la ligne d’arrivée, tu peux le faire, tu peux le faire, l’adrénaline me donne des ailes, j’accélère encore, je n’ai plus mal nulle part, malgré les jambes lourdes je fonce!

Je franchis la ligne d’arrivée et baaaaamm coup de massue énorme, j’ai l’impression de peser une tonne, j’ai la tête qui tourne…

Un couple s’enlace trop heureux et trop fiers, ils me mettent la larme à l’œil, je retrouve Margot on se tombe dans les bras ! On l’a fait! On a réussi et sous la barre des 1h50 !

Semi Behobie - San Sebastien

On retrouve petit à petit nos copains et mon père qui nous félicite. C’est vrai que pour un premier (presque) semi on est tous très content de nos temps !

Gros coup de cœur pour cette course et surtout pour l’ambiance incroyable qu’il y a du début à la fin du parcours.
Sur 20km et malgré le temps vraiment pourri, les gens étaient là pour nous encourager et nous soutenir c’était fou ! On m’avait pourtant prévenue mais je pense qu’il faut le vivre pour se rendre vraiment compte de cette atmosphère plus que géniale !

Après une douche bien chaude et un brunch gargantuesque, mon père me dit « alors l’année prochaine le défi c’est 42, 195 km? »

« Ah non mais moi c’est sûr je pourrais jamais courir un marathon… »

18 novembre 2016
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3 Comments

  • Reply Hehody

    Excellent ce petit compte rendu!j’ai l’impression de revivre mon premier BSS!!Tu as oublié les « Aupa Aupa »! Et effectivement Animo j’ai jamais compris non plus! En tout cas bravo pour ton super temps!!alors marathon ou pas en 2017???moi je dis oui!

    18 novembre 2016 at 9 h 36 min
    • Reply Charlotte

      Hahahaha c’est vrai les Aupa !!! On verra pour le marathon… Peut être un 2ème semi pour commencer 😉
      Bises

      18 novembre 2016 at 11 h 47 min
  • Reply Sophie Bab

    Animo ça veut dire Courage!!! Et Aupa c’est Allez en basque!
    Joli récit! Très belle course, tu as une sacrée allure pour un premier 20 km!!! À quand le prochain?
    Merci encore pour ton concours qui nous a fait gagner les dossards et par là même l’occasion de vivre ces moments inoubliables… <3

    18 novembre 2016 at 21 h 32 min
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